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Les manifestations - Honneurs aux morts en Algérie

Honneurs aux morts en Algérie

Le 22 octobre à La Châtaigneraie, eut lieu une émouvante cérémonie pour deux enfants du pays morts en Algérie

Ils avaient 20 ans lorsque Jean-Claude Varennes et Paul Liaigre, dit Paulo, ont débarqué en Algérie. Le premier a perdu la vie le jour de son arrivée. Volontaire pour assurer la sécurité du convoi, il tombe le 29 octobre 1956 sous les balles des rebelles lors d'une embuscade au nord de Bouira. Trois ans plus tard, le 27 octobre 1959, Paul Liaigre est blessé par balle en assurant la sécurité d'un chantier à Akbou. La section UNC de La Châtaigneraie leur a rendu hommage. Cinquante drapeaux, Le Lieutenant-colonel Christian Allavène, DMD, Joël Sarlot, député, Claude Ouvrard, conseiller général, Marie Christine Herbouiller, maire,de nombreux élus et les sections des anciens combattants du cantons et au-delà ont participé à cette cérémonie.
Après la cérémonie religieuse où l'abbé Hubert Douillard, lui-même ancien combattant, a fait une homélie remarquable, le défilé entraîné par la musique de Saint Hilaire de Voust et un détachement de pompiers arriva au cimetière. Là, furent lu les témoignages de Gaston Morin et de Marcel Kerhrouas qui ont assisté aux combats.



Des témoignages émouvants
Gaston explique :" J'étais caporal chef à la 10ème compagnie de 6ème régiment d'Infanterie. Etant radio, j'ai pris un message concernant une embuscade près de la ferme Richard. Le commandant de compagnie a détaché un groupe en renfort que j'ai accompagné. J'ai secouru un jeune soldat blessé. Le chef de convoi ayant répertorié les noms des blessés, j'ai su que celui que j'avais aidé s'appelait Jean-Claude Varennes. Jean-Claude a été évacué d'urgence à l'hôpital. Il est mort pendant le transport. "

Puis à son tour Marcel Kerhouas donne les circonstances de la mort de Paulo :
" Le 27 octobre 1959, avec mon groupe de harkis auquel appartenait Paul Liaigre, nouvellement arrivé. Nous étions en protection du Génie qui améliorait la piste allant de la Vallée de Souman au poste de Tasselen, occupé par la 2ème compagnie du 11ème RIMA. J'ai placé mes hommes chacun à leur poste. Environ 1 heure après, un coup de feu retentit. J'ai vu Paul, suivit d'un harki, qui marchait vers moi. Arrivé à ma hauteur, calmement, il me dit :"Je suis foutu". J'ai aperçu un point rouge devant et un autre en dessous de l'épaule. J'ai alors appelé le poste qui détacha immédiatement une jeep. Paul s 'est installé seul dans le véhicule qui a rejoint le poste. Un hélicoptère a emmené le blessé à l'hôpital où il est décédé".


   
Un hommage unanime
Après le dépôt de gerbe, le cortège s'est rendu à la salle Belle Epine. Yvon Dupuis, vice-président de l'UNC et représentant Michel Leboeuf précise : "Nous avons le devoir de nous souvenir que de jeunes appelés de 20 ans ont donné leur vie au service de leurs pays, La France. Nous, les Combattants d'Afrique du Nord n'ont pas le droit d'oublier. Sachez que pour cette guerre, près de trois millions d'hommes ont été engagés par la France. Elle a laissé le tragique bilan de 24 000 jeunes français tués, 25 000 blessés ou malades, 450 000 algériens ont été victimes de ce conflit sans oublier les prisonniers du F .N .L".
Richard d'Amphernet, président de la section UNC de La Châtaigneraie et Soldat de France, raconte :" N'ayant que 11 ans en 1960, j'ai vécu ces événements à travers les conversations des "adultes" et par la radio". Pour lui, cette participation au devoir de mémoire doit aussi s'accompagner du devoir de vérité. Il ajoute :" Chacun d'entre vous détient cette vérité. Vos témoignages, uniques et sans concession, rassemblés, racontent une histoire, votre histoire, l'histoire de l'Algérie.

   
Ils montrent cet enchaînement vers la violence extrême, vers la haine tout court entre deux peuples qui avaient pourtant tellement à faire ensemble. Finalement, tous sont revenus blessés. Pour les morts. Pour le peuple algérien. Pour les harkis, lâchés et massacrés de façon ignoble. Blessés aussi aujourd'hui, d'être devenus les boucs émissaires, de ceux qui se font une bonne conscience en les présentant comme un ramassis de tortionnaires".
Tous ces témoignages permettent de comprendre, enfin pourquoi, des hommes comme Paul Liaigre et Jean-Claude Varenne sont tombés au champ d'honneur, à 20 ans, dans une guerre qui ne voulait pas dire son nom.
   
   
   
   


Date de création : 02/11/2006 @ 19:22
Dernière modification : 29/01/2010 @ 15:58
Catégorie : Les manifestations
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