le site de l'Union Nationale des Combattants de Vendée

http://uncvendee.online.fr/

« Unis comme au Front », la devise de l’UNC au centre du 90e anniversaire. (Les manifestations)

La Vendée a fêté le 90è anniversaire de la création de l’Union Nationale des Combattants avec près de 600 drapeaux, 3500 personnes en présence de Hugues Dalleau, président national, du général de division Etienne Lafontaine, général adjoint au commandant la Région Terre Nord-Ouest , de Philippe de Villiers président du Conseil Général, de Thierry Lastate, préfet de la Vendée, de Monseigneur Alain Castet, nouvel évêque de Luçon et de nombreux élus de la Vendée.

Michel Leboeuf et le conseil d’administration avait choisi Mouchamps, pour cette fête de l’UNC : « cette commune de Vendée est celle qu’a choisi Clemenceau pour être sa dernière demeure, à coté de son père » explique le président départemental. Cette journée a donc commencé au lieu dit le Colombier. En présence d’un piquet d’honneur du Centre Militaire de Formation Professionnel (CMFP) de Fontenay-le Comte, de deux clairons et un tambour de la fanfare des Herbiers et des portes-drapeaux du canton des Herbiers (30), les autorités ont procédé à un dépôt de gerbe sur la tombe du Père la Victoire. Une tombe toute simple, entouré de grille, sans nom, sans décorum comme l’a voulu le Tigre.

 
Sur la place du village de Mouchamps, une foule importante se pressait pour la cérémonie militaire. Les troupes aux ordres du Lieutenant-colonel Philippe Debesse, chef de corps du CMFP et Délégué Militaire Départemental, furent passées en revue par le Général Etienne La Fontaine. Après un dépôt de gerbes au pied de la stèle de Georges Clemenceau, le général a lu l’ordre du jour : « Tous ces drapeaux soulignent la vitalité des anciens combattants vendéens » . Le défilé composé du Drapeau du 137ème RI et de sa garde, de deux compagnies du CMFP, d’une délégation de l’École Militaire Interarmes de Coëtquidan, d’une représentation des équipages du Sous-Marin Nucléaire Lanceur d’Engins « Le Vigilant » et des sapeurs pompiers du canton des Herbiers ont traversé le village sous les applaudissements du public. Puis, au son de la musique de la 9e brigade Légère Blindée de Marine de Nantes, les 600 drapeaux suivis des autorités, des invités et des adhérents se sont rendus au complexe sportif pour une fin d’après midi festive.
Un pays ne doit pas perdre son âme  
Sous un immense chapiteau, Xavier Robineau, maire de Mouchamps a accueilli les anciens combattants par ces paroles : « Vous êtes les relais qui transmettront le souvenir de ces terribles combats aux générations futures ». Tous les intervenants se sont référés à la belle devise du Père Brottier : « Unis comme au front » en glorifiant l’esprit de la Vendée qui a payé un lourd tribut au service de la France. Michel Leboeuf clame : « Nous continuerons a organisé des cérémonies pour le devoir de mémoire, pour le patriotisme. Unis comme au front, nous sommes la Vendée qui s’engage, la Vendée qui gagne ». Philippe de Villiers, président du conseil général, ajoute : « L’anniversaire de l’UNC, c’est un moment de recueillement. Une réponse à celles et ceux qui ont défendu notre liberté. 20 000 vendéens ont donné leur vie pour la France en 14/18. Ils ont offert leur 18 ans à la Patrie ». Il cite les écrits d’un Poilu dans une lettre à ses parents : « Quand la France voudra ». Puis, il galvanise la foule : « Nous sommes fiers d’être vendéen, d’être français. Cathelineau, Clemenceau, de Lattre appartiennent à la même filiation : celle des réfractaires. La Vendée n’a jamais été du coté des tortionnaires, des collabos, des mutins. En Vendée, nous célébrons ce qu’il y a de plus fort : le bien commun. Sachez qu’un pays ne doit pas perdre son âme ».
La fraternité née dans la guerre  
Monseigneur Castet, et cela lui revenait, a évoqué la vie du Père Brottier. Il rappelle : « Servir, cela n’est qu’avoir des devoirs». Le père Brottier a vécu de près ce terrible conflit, il a partagé les souffrances des soldats depuis 1914. Il évoque aussi ces « curés sac à dos » qui furent volontaires comme infirmiers, aumôniers militaires. « Unis comme au front, c’est la fraternité née dans la guerre et qui devait se poursuivre la paix revenue » conclut l’Evêque. Puis, Jean-François Bourrasseau, secrétaire général du musée national des Deux Victoires, a éclairé, dans un propos passionné et bien documenté, la personnalité de Georges Clemenceau : « Pour comprendre Clemenceau, il ne faut pas dissocier le médecin de l’homme politique. Le 1e poilu de France est un block ».
L’UNC, un relais pour le devoir de mémoire  
Hugues Dalleau, président national de l’UNC, rappelle qu’ à coté des fondateurs, ce sont les soldats qui ont donné l’élan pour que vive l’UNC : « Soyez fier de notre mouvement. L’UNC a contribué à faire avancer plusieurs dossiers comme la décristallisation pour nos camarades anciens combattants africains ou pour le retour des harkis en Algérie. Nous sommes un interlocuteur privilégié du gouvernement ». Le représentant de l’Etat, Thierry Lataste conclut : « Nous devons nous mobiliser pour transmettre aux générations futures cette mémoire de nos anciens qui ont vécu ce conflit ». Puis sous la houlette de Maurice Lecorps, animateur de la journée, Christine Hélias, la marraine des Soldats de France, a entonné les chansons qu’elle a composé rendant hommage à l’UNC et aux soldats de France. Enfin, avec les chanteurs de la troupe Musidora, la Madelon et l’hymne à l’amour d’Edith Piaf ont retenti sous les chapiteaux. La Marseillaise, repris par tous les participants a terminé cette belle journée patriotique qui, espérons le, aura interpellé les jeunes qui étaient présents.